CaptainCaptain PowerLights partie 1

C'est un gros morceau de craft, une véritable épopée que je vais vous narrer ici. Un projet de longue haleine qui aura mis trois années pour aboutir sur une vraie belle V1 fiable. Cette saga, c'est celle des CaptainCaptain PowerLights.

CaptainCaptain PoweeLights Test grandeur nature

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Épisode 1 : mais de quoi s'agit-il ?

Comme souvent lorsqu'il est question d'électricité et d'objets qui font du bruit quand on les frappe, c'est Damien le responsable. "Et si, me dit-il un matin de septembre 2013, on faisait une sorte d'orgue de lumière qui se brancherait sur un synthé ?" Effectivement formulé comme ça, aucune raison de ne pas le faire.

La proof of concept

Quelques jours plus tard donc, nous voici avec un Arduino et une breadboard saupoudrée de composants divers. Dont un micro piezoélectrique.

Un piezo (pour faire simple) ça envoie des impulsions électriques lorsqu'on le titille. On en utilise couramment pour amplifier des instruments acoustiques ou détecter des coups portés sur une peau tendue, genre une batterie. Les impulsions sont détectées par le programme Arduino qui contrôle l'alimentation d'une bande de LED. C'est tout bête et ça marche à peu près. La guirlande étant fournie avec un petit contrôleur et une télécommande, on peut même choisir la couleur de la lumière, lancer des routines de clignotements ou des fondus enchaînés.

Le proto-proto

C'est bien beau d'avoir un tas de composants qui font des trucs, mais faudrait voir à en faire quelque chose. Ca tombe bien : j'ai un groupe avec un concert programmé le mois suivant, et un gros besoin de dynamiser le jeu de scène.

Problèmes à résoudre :

  • Fiabiliser l'électronique : trouver un moyen de coller le piezo sur une grosse caisse, protéger les composants et l'Arduino
  • Calibrer le système pour un batteur particulièrement tonique, optimiser le code
  • Habiller la bande de LED. S'en servir pour illuminer un logo du groupe ?
  • Faire de tout ça un objet facile à transporter, à poser et démonter sur n'importe quelle batterie de n'importe quelle salle de concert

Solutions :

Du carton, du scotch, du papier alu, quelques câbles, une vieille boîte en fer blanc, l'aide de Manu pour refaire le code. Et ça marche !

Le mercredi c'est heavy.

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Plus qu'à se concentrer sur une version un peu plus clean pour affronter des vrais concerts devant un vrai public.

Le proto

La version "scène" sera donc constituée d'un piezo scotché à même la peau de la grosse caisse. Un câble audio standard le relie à une magnifique boîte l'Alsacienne de récupération qui renferme l'Arduino et les quelques composants électroniques sur un shield de prototypage.
Cette boîte est elle-même fixée à l'arrière du logo en carton qui peut astucieusement être mis à plat pour un transport sécurisé dans une housse de basse.
Le tout suspendu à un pied de micro, de clavier ou une rampe, à l'aide d'un bête cintre.

Ce qui donne :

Le bricolage aura tenu trois concerts avant de nous lâcher. Mais il aura eu le temps de montrer tout son potentiel ! La V1 allait être plus grande, plus belle, plus fiable. Mais c'est là un tout autre chapitre...

Rendez-vous très vite ici-même pour la deuxième partie de cette histoire : la conception du CaptainCaptain PowerLights V1.