CaptainCaptain PowerLights partie 2

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Dans l'épisode précédent, nous nous étions quittés sur un bricolage fonctionnel mais fragile. Preuve est faite qu'on peut fabriquer des PowerLights efficaces en DIY avec encore une belle marge d'amélioration. C'est le sujet de cette deuxième partie. Faire le bilan du prototype, améliorer des trucs, ajouter des fonctionnalités, bref :

Épisode 2 : concevoir CaptainCaptain PowerLights V1

Pour simplifier, tronçonnons le projet en trois et voyons ce qu'on peut faire à chaque niveau : input / traitement / output. Et pas de limites, on se lâche.

1. Input (capter un signal sonore)

Pour le moment, on capte un coup de grosse caisse à l'aide d'un piezo. Et comme on l'a vu dans l'épisode précédent, un piezo c'est jamais qu'un micro. Et donc, en changeant de micro on peut imaginer se brancher à d'autres types d'instruments. Voilà ce que ça implique...

  • Remplacer le piezo bricolé maison par un véritable trigger pour batterie. C'est toujours un piezo, mais conçu spécialement pour être monté sur tous types de fûts. C'est à ça que ça ressemble :

  • Prévoir une connectique audio standard pour relier à l'Arduino ce trigger, un micro voix ou une sortie d'instrument électrique (synthé, guitare....). Donc du bon vieux Jack mono 6,35mm
  • Tous les micros de la création ne délivrent pas un signal électrique identique. Trop faible il ne sera pas détecté par l'Arduino. Trop fort, il le saturerait, voire le ferait griller... Il faut donc normaliser le signal avec un ampli rudimentaire. On pourrait même ajouter un petit bouton de volume pour pouvoir affiner à la main selon la source.

2. Traitement du signal

La première version codée from scratch par Manu a un fonctionnement très simple. Lorsque l'Arduino détecte une impulsion dépassant un certain seuil, il envoie un peu de courant dans un transistor (en vrai il lance une courte séquence pendant laquelle le courant reste stable un quart de seconde avant de décroître graduellement mais je vous fais grâce des détails). Ce qui a pour effet d'ouvrir les vannes qui alimentent la bande de LED.

C'est simple et robuste mais pas très souple. Impossible de choisir la couleur de lumière ou de ce créer des effets plus ambitieux. Alors qu'il existe du matériel et des librairies Arduino qui permettent une liberté totale en la matière, comme par exemple Neopixels.

On va donc passer sur un mode totalement software, où c'est le programme qui en plus de décider quand les lumières s'allument, sera aussi chargé de déterminer comment. Ce qui permet aussi d'imaginer un bouton qui permettrait de choisir le type d'effet, et un autre pour mettre le système en pause.

Tout ça serait embarqué dans un boîtier au format pédale d'effet, compact et solide, alimenté avec le même transfo 9V que les autres pédales du musicien.

Récapitulons la liste des courses :

  • Un nouveau code plus sophistiqué utilisant la librairie Neopixels
  • Plusieurs effets visuels avec possibilité de passer de l'un à l'autre à la volée
  • Fonction "mute"
  • Boitier format pédale, alimentation partagée avec ses voisines

3. Output (faire péter les watts)

Avoir remplacé les LED traditionnelles par des Neopixels ne change pas grand chose techniquement. Le challenge est dans la présentation.

  • Pour le logo, on passe du carton au bois
  • Amélioration du système de fixation / suspension
  • En plus du logo, on imagine des satellites pour occuper d'autres coins de la scène
  • Limiter le nombre de câbles pour alimenter tout ce bazar : un montage en chaîne ?
  • Rester léger au possible, facile à installer, démonter, transporter

Instant schéma

Parce que la vie est plus belle en niveaux de gris :

Notez que j'ai choisi de relier la pédale aux lumières, et les lumières entre elles avec des câbles XLR. C'est, après le format jack, le type de prises le plus répandu sur le matériel de musique. Les prises et câbles XLR renferment trois fils (masse, point chaud, point froid). Et ça va nous être très utile : on va pouvoir brancher toutes les lumières en série, en se servant du point chaud et de la masse pour faire passer l'alimentation, du point froid pour faire transiter les données qui commandent l'allumage des LED.

Résultat : une seule alimentation pour toutes les lumières, un minimum de câbles qui traînent sur la scène. Dans l'idéal on aurait même une seule alimentation capable de gérer l'ampli, l'Arduino et les lumières mais on verra dans l'épisode 3 que ce ne sera pas si simple...

Voilà qui ressemble à un plan ! Dans l'épisode 3, on va se renseigner sur la meilleure façon de réaliser tout ça et tracer les premiers plans sur la comète.