Remote CTRL Turbo

En décembre dernier, Uzful avait imaginé et produit pour Sony Mobile l'opération Remote CTRL. Un projet très complet qui nous a permis de tâter du game design, de l'électronique, plus un petit cocktail sympa de techniques de fabrication numérique (découpe, fraisage, impression 3D). Sans oublier une partie online aux petits oignons avec du streaming vidéo et des webservices malins dans tous les coins --> voir le case-study ici.

Nous voilà donc avec une bien belle technologie entre les mains : un robot-joueur contrôlable par Internet. Qu'allions-nous bien pouvoir en faire ?

Une MMOLGE. Une "Massively Multiplayer Online and Local Gaming experiment". Qu'on a préféré namecoder "Remote CTRL Turbo".

Pour sa première sortie publique nous n'avons que légèrement modifié le système pour se concentrer sur l'essentiel. A l'origine, il était prévu pour vivre principalement sur le web. Mais le retour vidéo entraînait un lag qui nuisait à la jouabilité. Remote CTRL Turbo sera donc local.

  • Un jeu simple d'accès, que chacun puisse se sentir capable de maîtriser en quelques secondes avec peu de boutons. Ce sera TETRIS.
  • Un hardware plus léger et fonctionnel. TETRIS tournera sur un Raspberry Pi avec EmulationStation.
  • Une interface de jeu plus efficace. L'url pointe désormais vers une sobre manette NES. Simplicité, efficacité.

Donc pour résumer, nous avons un écran et un robot installés dans une soirée. Le convives rejoignent la partie à tout moment depuis leur smartphone. Ils envoient les commandes au robot, qui appuie physiquement sur les boutons d'une manette. Cette manette commande un TETRIS.

Le challenge : Réussir à faire une seule, rien qu'une seule ligne. On a dû réussir deux ou trois fois pas plus.

Les prochaines étapes du Remote CTRL Turbo, c'est de simplifier encore plus le hardware. Utiliser une manette plus rustique, dessiner un robot plus compact. Mettre en place un système 100% autonome qui permettrait au dispositif de tourner sans connexion Internet. Et enfin faire tenir tout ça dans un petit flycase, histoire de pouvoir débarquer n'importe où voire si on peut mettre l'ambiance.

Photos : Julien Dominguez